Je m'appelle Pierre Florin. Depuis quelques années, je travaille comme géomaticien chez SNCF Gares & Connexions, où je développe Carto Gares et Co, un outil de cartographie en ligne reposant sur QGIS et LizMap. Mon métier consiste à transformer des bases de données géographiques complexes — des centaines de gares, des milliers de couches, des dizaines de métiers — en cartes que des dirigeants peuvent lire en réunion et que des responsables de site peuvent consulter sur un téléphone.
Au fil de ce travail, j'ai acquis une conviction simple : les outils que nous bâtissons à la SNCF n'ont rien d'inaccessible. Ils reposent à 95 % sur des briques open source — QGIS, PostGIS, LizMap, Mergin Maps. Les mêmes que celles utilisées par Brest Métropole, le département de la Loire, ou le parc national des Cévennes. Aucune magie. Juste une architecture bien pensée et un travail régulier sur la donnée.
Il y a deux ans, j'aide bénévolement le maire d'un village de 800 habitants dans la Drôme — un cousin de ma compagne Mélina. Il me décrit son quotidien : un arbre qui menace de tomber, un riverain qui appelle, un élu qui passe à la mairie avec une photo, la secrétaire qui note sur un post-it, l'agent technique qui passe le lendemain mais ne sait plus exactement où, parce que le post-it a été déplacé.
En une après-midi, je leur monte une carte LizMap branchée sur une base PostGIS, avec un formulaire QField sur le téléphone de l'agent technique. Trois mois plus tard, le maire me dit : « On a recensé tous nos arbres. On voit ce qui est tombé en deux ans. On sait combien il faut replanter cet hiver. C'est la première fois qu'on a une vraie vision de notre patrimoine. »
Cette phrase a tout déclenché. Si une demi-journée de travail change à ce point la perception qu'une commune a de son territoire, alors il y a un service à rendre — et un métier à exercer.
En France, environ 30 000 communes ont moins de 3 500 habitants. La quasi-totalité d'entre elles dispose pourtant déjà des données dont elles auraient besoin : cadastre, BD TOPO de l'IGN, PLU numérisé, fichiers de la trésorerie, données du SDIS, recensements internes. La donnée existe. Ce qui manque, c'est l'outil pour la rendre vivante.
Or les éditeurs SIG propriétaires proposent des solutions à 15 000 ou 40 000 € l'année — inaccessibles pour la plupart. Et l'écosystème open source, malgré sa puissance, demande une expertise d'assemblage qu'on ne s'improvise pas.
C'est là que je me situe. Entre la commune qui a besoin d'un outil et la stack open source qui peut le lui fournir, il manque un cabinet qui sache parler les deux langues.
cartocoll est un cabinet à taille humaine. Je travaille seul, je sélectionne mes missions, je tiens à connaître chaque collectivité que j'accompagne. Cette posture est intentionnelle : je préfère faire bien pour quinze collectivités par an plutôt qu'à moitié pour cinquante.
Trois principes me tiennent particulièrement à cœur :
L'autonomie d'abord. Chaque mission doit déboucher sur une équipe en interne capable de faire vivre l'outil. Si vous changez de prestataire dans trois ans, ou si vous voulez tout reprendre en régie, vous devez pouvoir le faire sans douleur. La documentation est livrée. Le code est commenté. Aucune brique propriétaire n'est introduite.
La souveraineté de la donnée. Vos données restent chez vous, sur votre VPS, sous votre seule responsabilité. Hébergement français, pas de transit par des plateformes tierces, pas de revente d'usage. C'est le minimum syndical pour une collectivité publique en 2025.
La sobriété technique. Pas de couche logicielle inutile, pas d'usine à gaz, pas de framework dernier cri qui obligera à tout refaire dans deux ans. QGIS, PostGIS et LizMap sont éprouvés, documentés, maintenus par des communautés robustes. Tant qu'ils répondent au besoin, on n'ajoute rien.
Je continue mon métier de géomaticien à la SNCF. cartocoll, c'est l'autre versant : celui du territoire, du local, du concret. Une compagne, Mélina ; une fille de trois ans, Andrea ; un appartement à Valence d'où je travaille pour des communes qu'on ne voit plus sur les cartes parisiennes.
Si vous lisez ces lignes parce que vous êtes maire, secrétaire de mairie, DGS d'EPCI, ou agent territorial qui se demande comment sortir d'une situation cartographique inconfortable — écrivez-moi. Le premier échange est toujours gratuit, et toujours utile, même quand on ne travaille pas ensemble.
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